L’ENNEATYPE : TROUVER SON PROFIL ENNEAGRAMME

L’ennéatype : la personnalité affichée

Les ennéatypes ont vu le jour au travers de  l’ennéagramme. A l’origine, c’était un outil spirituel permettant de repérer les 9 pièges qui pouvaient empêcher les individus de se connecter à leur soi profond.

Par la suite, il a été repris par la science psychiatrique et la psychologie car il mettait également à jour certaines névroses.

De nos jours, il  est utilisé en développement personnel et dans le monde de l’entreprise, non pour typer les individus mais pour les aider à évoluer.

En effet, l’objectif n’est pas de vous figer dans un ennéatype mais de vous permettre, en partant de votre base type, d’évoluer et développer votre potentiel. Capitaliser sur ses forces et améliorer ses faiblesses en passant par la compréhension de ses peurs.

Identité et ennéatype

L’identité

Il est assez difficile de parler de soi, c’est pourquoi, les individus ont tendance à se présenter ou se définir par leur patronyme, leur âge, leur statut social, etc…Ils vont davantage se définir par leur état civil, leurs caractéristiques physiques, leurs croyances et leur culture.

Par ailleurs, cette identification passera aussi par les jugements et les caractéristiques que leur prête l’entourage, avec la connotation positive ou négative qui lui est associée.

La personnalité

C’est la persona, le masque, que les personnes vont porter pour se présenter aux autres et interagir avec eux. Ce masque peut être adapté et totalement différent, en fonction des environnements. Ainsi, un individu peut afficher une certaine personnalité au travail et être autrement dans l’intimité.

Cette personnalité va se construire en fonction des particularités que l’on a affichées dans notre plus tendre enfance, ce que notre entourage a réprimé ou encouragé. Ainsi, avec le temps et en fonction du modèle approuvé par l’entourage, l’enfant va comprendre qu’il doit réfréner certaines expressions de lui-même et en adopter d’autres pour obtenir l’amour, l’intérêt, la reconnaissance ou le respect.

En identifiant ce qui ne semble pas conforme chez lui, il va chercher et adopter les comportements ou les caractéristiques encouragées par les parents et l’entourage. Parfois assez éloignés de ce qu’il est originellement.

Au départ, ce sont les autres qui vont pointer ces caractéristiques déplaisantes que l’on va finir par valider comme telles. Fort de cela, on va chercher à les remplacer par les particularités qui nous semblent plus adéquates pour évoluer au milieu des autres. Ex : être gentil, fort, obéissant, brillant, débrouillard, etc… pour être aimé, accepté, considéré, reconnu, etc…

Une protection de son identité profonde

La caractéristique, réprouvée, provoque une blessure. L’enfant va développer et conserver le profil qui lui assure de ne plus avoir à la revivre. Une personnalité confectionnée pour protéger sa véritable identité.

L’ennéatype est donc le masque, caractérisé par des fonctionnements spécifiques, que l’on affiche aux autres.

Cependant, si le type de fonctionnement que l’on adopte peut se révéler être un atout, il peut aussi conduire à la répétition de schémas inopérants ou négatifs.

Reconnaître son ennéatype

On aborde la recherche de son profil par l’identification de sa peur profonde. Cet exercice n’est pas toujours évident car la peur reconnue ou consciente n’est pas toujours la plus forte, cette dernière étant parfois niée.

Il convient donc de faire un véritable travail d’introspection, en prenant le temps de la réflexion. Ce qui aide à s’identifier c’est aussi les comportements et les besoins récurrents que vous avez repérés chez vous.

Enfin, le centre avec lequel vous fonctionnez, parmi le centre émotionnel, mental et instinctif, peut également vous aider.

Les 3 centres et leurs ennéatypes

 

enneatype

Le centre émotionnel

Ici, nous sommes dans l’image, « nous sommes ce que nous faisons ».

L’aidant

Il cherche le lien et le bien-être d’autrui.

Sa peur : ne pas être aimé.

Il a cru comprendre que s’il était attentionné et aidant, on lui accorderait de l’attention et de l’amour.

En général, il retire beaucoup de fierté et orgueil en aidant et en pensant que les autres ont besoin de lui.

Certains ennéatypes 2 se servent de leur charme pour créer du  lien et se faire aimer. Ils savent écouter, complimenter et s’enthousiasmer des bonheurs d’autrui.

Au moins bon de lui-même, il évite de penser à ses besoins, renonce à les exprimer et se lance de façon excessive dans l’aide aux autres.

Au pire de lui-même, il se montrer dédaigneux des autres et pense qu’ils lui doivent, en retour, de la considération et des services, en dehors de toute manifestation ou demande de sa part.

Il attend secrètement une réciprocité. A défaut, cela prouve un désamour à son égard.

Il finit par vous reprocher tout ce qu’il a fait pour vous et votre ingratitude.

Au meilleur de lui, il va écouter ses besoins et apprendre à dire non. Il va continuer à aider les autres, sans en attendre un retour positif en termes d’image. L’humilité fera place à l’orgueil.

3/ Le compétiteur

Sa peur : être un loser. Il redoute l’échec et de ne pas être valorisé par ses actions.

Il souhaite être reconnu pour ses réussites.

L’objectif et le succès sont des notions qui lui sont importantes.

Dans son enfance, Il a identifié qu’il lui fallait obtenir de brillants résultats et être sans cesse à la hauteur des meilleurs pour être considéré.

Orienté vers le résultat, il pose des actions. Il revêt le masque et l’allure de la performance, de la compétitivité et des résultats. Cela passe par son allure et le soin qu’il met à s’habiller.

Au moins bon de lui-même, Il peut avoir tendance aux mensonges, à la manipulation pour s’assurer le succès ou cacher ses échecs.

Il aura également tendance à ne plus pouvoir dissocier ce qu’il est de ce qu’il fait, ce qui le rendra vaniteux et individualiste.

Au pire de lui, il en fera de plus en plus, quitte à s’éparpiller, pour fort peu de résultats.

Au meilleur de lui, il s’ouvrira aux autres et fera la distinction entre ses actes et ce qu’il est. Il deviendra meilleur camarade et meilleur collaborateur.

4/ L’artiste

Sa peur : être commun et perdu dans la masse. Renoncer à sa singularité pour rester en lien avec les autres.

Il revendique sa personnalité unique et voudrait être accepté pour sa différence.

Dans son jeune âge, il a identifié que sa singularité fédérait les autres autour de lui. Etre différent et accepté comme tel, permet donc de faire du lien.

Ses besoins et ses sentiments sont prédominants. En général, il s’habille, se coiffe et pense différemment des autres. Il accorde de l’importance à tout ce qui est beau, créatif, différent. Son imaginaire est débordant et c’est un rêveur.

Au moins bon de lui-même, Il aura tendance à être envieux et jaloux des autres.

Il pourra s’enfermer dans une certaine mélancolie, ne voir que le négatif et la banalité, ce qui le conduira au renoncement.

Au pire de lui : il peut tomber dans la provocation négative et destructrice. Ses émotions exacerbées feront vivre à son entourage et lui-même d’impressionnants up and down. Il peut s’enfermer dans un sentiment de déprime.

Au meilleur de lui, sa singularité et ses émotions vont pouvoir être canalisées, organisées et formalisées. Ainsi, son esprit créatif pourra pleinement s’exprimer.

Le centre mental

Les trois profils de ce centre fonctionnent en réaction à la peur.

5/ Le penseur

Sa peur : Le monde est menaçant car il ne le comprend pas. Il manque de repères et redoute le vide intérieur.

Aller chercher l’information et comprendre le fonctionnement des choses canalise ses peurs. Comprendre le protège et lui permet d’anticiper le monde.

Il a très peu de difficulté à séparer ses différents contextes de vie, aidé par son besoin vital de se mettre en retrait.

C’est un silencieux et un observateur. Il évite de parler de ses sentiments. En revanche, il est pointu sur de nombreux sujets. C’est un érudit.

Dès l’enfance, il a cru qu’il fallait être riche de ressources pour être considéré.

On le reconnaît car c’est celui qui protège son temps, ses ressources (argent), son énergie et son savoir de la convoitise des autres. Le silencieux qui observe, souvent à l’écart.

Au moins bon de lui-même, Le monde lui semble intrusif, alors, il se replie et se coupe des autres.

Quand il est au pire de lui, il s’enferme dans sa pensée, coupant son lien aux autres qui finissent par le rejeter, voire oublier qu’il existe.

Au meilleur de lui, il va exploiter ses multiples connaissances pour les partager avec les autres. En faire quelque chose d’utile pour la collectivité. Il va alors agir et construire, ou réaliser de grandes choses. Devenir un véritable visionnaire.

6/ le loyaliste

Sa peur : Le monde est déviant et dangereux. Il se méfie et il a du mal à faire confiance.

En général, il a tendance à anticiper les problèmes et les dangers en provenance de l’extérieur, pour pouvoir s’en protéger.

Pas très assuré, il s’entoure. Le collectif lui permet de se cacher mais également de se battre. C’est un actif, un fin analyste et il possède une bonne compréhension des autres.

Plus jeune, il a cerné la puissance du collectif pour la sauvegarde individuelle et universelle. Le groupe est le garant des lois, des valeurs et des causes à défendre. Et chaque membre doit s’activer fidèlement à la défense des droits et du bien-être de tous.

Au moins bon de lui-même, il se perd dans le collectif, rejette les éléments ou pensées extérieurs à celui-ci. La nécessité de valider que le collectif est bien acquis à la cause et qu’il n’y a pas de traître, peut le rendre obsessionnel, rigide et excessif.

Au pire de lui, Il peut adopter un comportement de fuite. A ce titre, il va se couper du groupe, pour ne pas être trahi. Ou s’il se sent trahi.

A l’inverse, des comportements d’attaque et de provocation lui permettront d’aller aux devants de ses peurs et de livrer un combat acharné.

Au meilleur de lui, il va réussir à s’individualiser, s’ouvrir aux éléments extérieurs et différents de son collectif pour l’enrichir et créer de l’harmonie. Doué pour la communication et fin d’esprit, il devient un partenaire idéal pour faire coexister les divergences et les transcender.

7/ le généraliste

Sa peur : l’enfermement et la souffrance. Il se sent vivant quand il est stimulé et occupé. Il ne veut pas faire de choix, ce qui signifierait se retrouver en état de manque. Pour lui, tout forme un tout et chaque chose est reliée.

Il cherche à fuir dès qu’il se sent enfermé, obligé, engagé. Le généraliste est un curieux qui a besoin d’avoir l’impression d’avancer et de ne pas passer à côté d’opportunités.

Il a sans doute compris, durant son enfance, que pour s’épanouir, il ne fallait pas se fermer aux choses, mais être ouvert. Il est donc devenu curieux et ouvert à tout, pour ne pas passer à côtés de belles choses.

On le remarque par son dynamisme, sa propension à s’intéresser à une multitude de sujets, à commencer plein de choses à la fois. S’il est vif, doué et dynamique, en revanche, il n’est pas toujours dans la profondeur.

Comme tout perd très rapidement de l’intérêt pour lui, il a tendance à ne pas toujours mener à bien ses entreprises. Pour se justifier et éviter de se dévaloriser, il a tendance à rationnaliser.

Au moins bon de lui-même, il commence tout, ne finit rien et s’éparpille. Il peut avoir une propension à surconsommer, à gaspiller. En amour, il papillonne et se lasse assez vite.

Au pire de lui, les choses lui échappent car trop nombreuses, mal menées ou abandonnées. Il n’est plus dans l’instant présent mais dans la course incessante vers la prochaine chose à faire, à voir ou à penser.

Au meilleur de lui, il prend le temps d’approfondir quand il entreprend une chose, devenant un expert. Il savoure davantage ce qu’il consomme et devient un gourmet. Apprécie les personnes à leur juste valeur et devient romantique.

Au travail, il devient une arme redoutable : le couteau suisse, polyvalent, incisif, précis et multi-tâche.

Le centre instinctif

Les énnéatypes de ce centre redoutent la pulsion de colère. Celle qu’ils sont capables de ressentir mais également celle que leurs actions peuvent susciter.

8/ le chef

Sa peur : être contrôlé, blessé ou trahi. Le monde est injuste pour lui. Il faut être fort pour s’en protéger et ne pas céder.

Ce profil redoute d’être faible, il est donc capable d’instaurer de véritables relations de force et de s’enfermer dans ses contradictions pour ne pas se soumettre. Il sait ce qu’il veut et où il va. C’est un visionnaire, souvent empêché par son tempérament et son manque de rigueur.

A l’instar du loyal, c’est le protecteur des causes et des autres. En revanche, contrairement à ce dernier, il ne bat jamais en retraite. Il fait très peu de cas des règles et de la légalité des moyens : seul le résultat compte.

Au moins bon de lui-même, il est autoritaire, fermé au dialogue et ne fait pas cas du ressenti des autres. Seul son avis compte.

Sensible à la trahison des siens, il aura tendance à la vengeance et à la rancune.

Dans son enfance, il a mesuré à quel point les êtres forts et impressionnants obtenaient le respect et leur tranquillité.

L’excès dans ses possessions ou ses humeurs va contribuer à lui donner un sentiment de puissance.

Au pire de lui, il se montre tyrannique et virulent. On notera également une tendance à la mauvaise fois car il s’enferme dans son idée et son besoin de ne pas paraître faible. Son entourage peut redouter ses colères subites et impressionnantes.

Quand il est au meilleur de lui-même, il se discipline et devient inspirant. Il s’adapte davantage aux règles des hommes, rentre dans plus de détails et de considération vis-à-vis des autres. Son énergie et sa puissance en font un individu sur lequel on peut compter.

9/ Le médiateur

Sa peur : Etre pris dans un conflit. Il fuit les tensions et le manque d’harmonie autour de lui.

Ce profil cherche à apaiser les tensions et redoute d’en créer, lui-même.

Plus jeune, il a dû entrevoir que la confrontation d’idées était source de tensions. Le fait de ne pas prendre position et d’afficher de la sérénité lui a évité des problèmes.

Depuis, il recherche le consensus, au prix de ses propres convictions ou de son ressenti. En affichant une attitude zen et décontracté, il s’évite d’être pris à partie.

Au moins bon de sa forme, on pourra lui reprocher de comprendre tout le monde, de ne jamais prendre parti ou de n’avoir jamais d’avis. De plus, il aura du mal à faire des choix ou à décider.

Affichant souvent le visage de la nonchalance et de la sérénité, il peut paraître mou au regard aux autres. Mais à l’intérieur, il fait taire d’intenses émotions.

Au pire de lui, il est dans le déni de ses sentiments. Pour cela, il se met dans un état d’anesthésie presque générale, la « narcotisation ». A terme, son indolence finit par agacer ou être source de sarcasme.

Au meilleur de lui, connecté à ses sentiments, c’est un bon communiquant. Il va s’en servir pour agir et rassembler. Rassurant aux yeux de son entourage, il sera sollicité pour recréer du compromis et de l’unicité. Il deviendra une personne d’actions et de sagesse.

1/ Le perfectionniste

Sa peur : être rejeté et pris en faute à cause de son imperfection. Il fuit le désordre, l’absence de structure, l’imperfection et le manque de détails. Et, par voie de conséquence,  la colère que cela pourrait inévitablement susciter. De la part des autres mais aussi envers lui-même.

Il cherche la perfection qu’il ne trouve jamais, du reste. Sans cesse, dans la volonté de s’améliorer et la peur de ne pas avoir fait assez, il redoute la colère et la critique de son environnement.

Pendant l’enfance, il a compris que pour donner satisfaction et être aimé, il fallait faire le maximum et le mieux possible pour tout.

Ainsi, ce profil se présente aux autres, toujours irréprochable. Tout est soigné, bien rangé et selon les lois, les règlements et les usages.

Au moins bon de sa forme, il se noie dans les détails, perd du temps et ne peut avancer si les choses ne sont pas clairement définies ou explicitées.

Son appréhension de mal faire ou de se tromper peut l’empêcher de débuter ses actions. Les imprévus vont aussi être générateurs d’agacement car il n’improvise jamais rien.

Au pire de lui, l’imperfection des autres le dérange. Il devient critique et acerbe. Il peut se mettre en colère et devenir intolérant face aux actions des autres, quand elles lui semblent peu minutieuses.

Au travail, il ne voudra pas déléguer. A la maison, il se charge de tout pour ne pas avoir à s’emporter et afin de s’assurer que cela sera fait selon ses critères de qualité. On le taxe de maniaque.

Au meilleur de sa forme, il laisse faire les autres et accepte que la perfection n’existe pas. Il se laisse aller à plus de plaisirs et de spontanéité.

Pour conclure

Pour aider chaque ennéatype à évoluer vers le meilleur de lui, il devra repérer ses pires fonctionnements, ceux qu’il rencontre en voie de désintégration. Cette exploration lui permettra de comprendre les faiblesses qui sont les siennes et s’en émanciper à l’aide de techniques et d’outils spécifiques. Ce travail fait, l’ennéatype pourra cheminer vers le meilleur de son profil, sa voie d’intégration.

Plus

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